Pèlerinages
Sommaire
Le pèlerinage est sa manière de prier avec le corps. Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, où la tradition provençale fait aborder les Maries, dont Marie-Madeleine, patronne de l'église de Saint-Montan, ses quarante jours ont le nombre du désert. Du Puy-en-Velay à Nazaré, il vit du donativo. En 2024, d'Oloron à Saint-Montan par Lourdes, avec ses ânes, il cherche à revenir à des valeurs « dignes du Saint-Esprit » face à un monde au service de Mammon. Sur ces chemins, il fait surtout l'expérience de la charité, donnée et reçue : « un véritable baume au cœur, dit-il, ce qui me permet de garder confiance en l'humanité ». Saint Paul en fait la plus grande des vertus : « Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité » (1 Corinthiens 13, 13).
Les Saintes-Maries, 2012
En 2012, il est arraché à Saint-Montan par un coup de cœur : devant une croix de son village, un cœur rayonnant dans une couronne d'épines. Avec le recul, il essaie d'interpréter ce coup de cœur si puissant. Il y voit peut-être le pressentiment d'un piège, celui de Tom le cancre : tel qu'il l'a compris sur le tournage, Tom y passe un marché avec l'homme-loup, un garagiste, la réparation de sa voiture contre un enfant1. Le cœur couronné d'épines aurait illustré ce qu'il pressentait, et lui aurait donné l'énergie d'en sortir pour s'en remettre à Dieu. Mais il ne saurait encore distinguer ce qui lui appartient de ce qui appartient au mystère du Christ ou de l'Esprit : « c'est indicible ». Il part dans l'heure pour les Saintes-Maries-de-la-Mer, où il vivra quarante jours sans utiliser d'argent (voir L'argent, la dette, le don).
Sa fille, alors âgée de 5 ans, est avec lui pour les premiers jours : il l'envoie acheter du pain avec ses dernières pièces. Pendant ces quarante jours, la gendarmerie intervient deux fois, aux Saintes puis à Saint-Montan, et le sépare de sa fille (voir L'injustice).
Quand il apprend que sa fille s'inquiète, c'est le sculpteur et cinéaste Diourka Medveczky2 qui paie un demi-plein de gazole de son fourgon pour qu'il puisse faire l'aller-retour jusqu'à Saint-Montan. Il l'avait croisé sur le marché des gitans ; leur vraie rencontre a lieu sur la plage de la réserve, où Diourka, avec son allure de Don Quichotte, a ensablé son vieux 4×4 : Cyril tente de l'en sortir avec son fourgon, sans plus se souvenir s'il y est parvenu. Diourka partage avec lui le repas qu'il cuisine sur un réchaud à gaz dans ce 4×4, où il dort aussi. Il a l'air un peu fou, à la manière des fous du Christ, même si Cyril ne sait rien de sa foi. Il a alors 82 ans, mais les yeux pétillants et une énergie qui ne vont pas avec son âge. Les deux hommes s'entendent bien, portés par un même élan de rupture : ils passent quelques jours à beaucoup parler, de spiritualité aussi, dans le fourgon de Cyril ; Diourka lui offre des moules-frites et trouve ses croquis « vivants ».
Malgré les interventions de la gendarmerie, il reste aux Saintes, fidèle à son coup de cœur. « J'ai tout abandonné, sauf ma fille, mais en risquant de la perdre, tout en faisant face à l'adversité », dit-il ; ce ne fut qu'un temps.
Compostelle, 2019-2020
Celui qu'aimer tisse
« Ma vie comme ma raison ne tiennent qu'à un fil ; celui qu'aimer tisse. » Il l'écrit à la craie, une nuit de la fin de l'été 2019, sur un mur de Saint-Montan. La même nuit, quelqu'un l'efface à moitié et la recouvre, à la craie aussi, des prénoms de sa fille et de ses amies : la phrase devient illisible. Il a vraiment très peur. Le lendemain matin, il appelle sa mère : « J'en peux plus. » Chez elle, il tombe par hasard sur un poème de Victor Hugo3 :
Il est beau, conquérant, législateur, prophète,
De marcher, dépassant les hommes de la tête ;
D'être en la nuit de tous un éclatant flambeau ;
Et que de vos vingt ans vingt siècles se souviennent !…
— Voilà ce que je dis : puis des pitiés me viennent
Quand je pense à tous ceux qui sont dans le tombeau !
Le poème lui donne l'idée de Compostelle. Il lui fait aussi comprendre l'orgueil qui guette le prophète, ou celui qui voudrait discipliner les rois du plat de son épée, et le danger réel qu'il fuit alors. Quelques jours plus tard, c'est sa mère qui le conduit au Puy-en-Velay, où il prend sa créanciale. Il part le 6 septembre 2019.
Abandonne tout et suis-moi
S'en remettre à la charité, il l'a éprouvé sur le chemin : c'est la promesse faite aux disciples. Quand Jésus envoie les Douze, il leur demande de partir sans rien : « Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L'ouvrier, en effet, mérite sa nourriture » (Matthieu 10, 9-10). Et il les rassure : « Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu'une multitude de moineaux » (Matthieu 10, 31). Comme les pêcheurs de Galilée qui, « laissant tout, le suivirent » (Luc 5, 11), il part en abandonnant presque tout. Presque : son manque de foi, il l'a porté sur son dos, environ dix-huit kilos, le poids d'une armure, entre un sac à dos et un sac ventral, en priant pour qu'un âne vienne le soulager de ce poids. Il constate pourtant que le nécessaire lui est donné. En 2024, il marchera avec ses ânes, Bobo puis Archimède.
Dès la première nuit, à une dizaine de kilomètres du Puy, dans une maisonnée ouverte aux pèlerins voisine de l'ancienne école d'une béate, deux scouts lui rappellent la promesse qu'il avait faite dans son enfance lozérienne, chez les Scouts d'Europe de Marvejols : « que le fort protège le faible, je me le promets à moi-même, devant les autres et devant Dieu ».
Quelques jours plus tard, il passe par Chanaleilles, un village du chemin situé avant le domaine du Sauvage, un peu à l'écart du tracé actuel ; sans passer par le domaine, il gagne directement la chapelle Saint-Roch, sur la crête de la Margeride, à la limite de la Lozère. Il y lit qu'il arrive que le pèlerin soit provoqué par le feu du Saint-Esprit ; c'est un peu la lecture qu'il fait de sa propre fuite. Au moment de s'installer pour la nuit près de la chapelle, il ressent la même frousse qu'à Saint-Montan, fait demi-tour et redescend à Chanaleilles, où la serveuse de l'auberge lui avait proposé de l'héberger : sa première nuit chez un habitant. C'est son premier détour et, dans son souvenir, la seule fois, jusqu'à Saint-Jacques, où il revient sur ses pas. Le soir, dans ce village aux vieilles tombes de granit, on lui raconte que la chapelle a été foudroyée un jour de Noël4.
Sur le plateau de l'Aubrac, le vendredi 13 septembre 2019, soir de pleine lune proche de l'équinoxe, il dort au cœur d'une spirale de pierres dont fait partie un rocher de granite fendu en deux, et qu'un mur très épais prolonge. Il voit le soleil toucher l'horizon dans l'axe de la fente au moment où, en face, la pleine lune touche le sien5 ; à l'aube, la scène se rejoue en sens inverse. Si près de l'équinoxe, il se dit que la spirale et le rocher fendu marquent peut-être le cycle des saisons. Faute de bois, il fait du feu avec des bouses séchées, comme les bergers des burons. Non loin, une femme rousse, belle comme une sorcière de conte, danse et chante en frappant les rochers d'une branche, gênée, semble-t-il, par sa présence et par le bâton qu'il a planté au centre de la spirale.
Les jours suivants, il marche en silence avec une jeune femme musulmane, née d'une mère catholique et d'un père égyptien musulman. Ils se suivent et s'attendent d'abord ; puis, après une nuit au village d'Aubrac, au pied de la tour des Anglais, ils se donnent rendez-vous avant l'aube pour gagner ensemble Saint-Côme-d'Olt : vingt-six kilomètres, sa plus longue étape en ce début de chemin, quand elle a l'habitude des trails. C'est en la quittant à Saint-Côme, d'où elle repart pour Paris, qu'il apprend qu'elle fêtait seule ses trente ans en faisant ce bout de chemin. Il a oublié en chemin, avant la vallée du Lot, le bâton de la spirale ; à Saint-Côme, il trouve son bâton de pèlerin, sur lequel il reporte en coches les jours écoulés depuis son départ du Puy, le 6 septembre : une taille6, calendrier de vingt-huit semaines, quatre fois sept. À quelques jours près, à Fisterra, au bout de la terre galicienne, tout se rejoindra : la fin du calendrier, la fin du chemin, le commencement du premier confinement et sa fête, la Saint-Cyrille. Ce bâton attire souvent l'attention : signe du pèlerin, il revêt aussi comme une autorité. Chez Marc, quand Jésus envoie les Douze, « il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton » (Marc 6, 7-8) ; chez Matthieu, pas même de bâton. Sur le bâton, il a gravé le cri des pèlerins : « Ultreïa, e suseïa, Deus adjuva nos », plus loin, plus haut, Dieu, aide-nous7. Quelques jours après Saint-Côme, juste avant Decazeville, la chapelle Saint-Roch de Noailhac reste ouverte la nuit aux pèlerins, couvertures comprises, ce qui se fait rare ; il s'y abrite de la pluie pour la nuit, sous un vitrail de Victor-Loup Deniau, un homme aux bras ouverts, sans croix, dans la lumière : « le Fils de l'Homme à la croisée des énergies divines »8.
Le 3 octobre 2019, à la cathédrale Saint-Étienne de Cahors, c'est à l'accueil des pèlerins, auprès de la femme qui le tient, qu'il apprend la présence de la Sainte Coiffe, le linge qui, selon la tradition, couvrait la tête du Christ au tombeau9. Il s'en approche sans y être préparé, et il est submergé par une émotion, un sentiment indescriptible. Craignant de l'être tout à fait et de perdre le contrôle, il fait plusieurs tours sur lui-même puis, passant devant ceux qui sont assis là, comme en tenue de mages, il leur dit en pleurant : « Je vous livre ma prière : que la sagesse règne en de justes partages. » Il repart en larmes.
À Saint-Jacques-de-Compostelle, il reçoit sa Compostela le 28 janvier 2020. Il dort sur le seuil de l'église Santa María Salomé, près d'une rare Vierge enceinte10.
Après Saint-Jacques : Fisterra et le confinement, 2020
Il arrive à Fisterra le 15 mars 2020. Le lendemain, non loin du phare, au rocher de l'ermitage de San Guillerme, ancien lieu d'un culte solaire, il brûle sa carte d'électeur, comme les pèlerins brûlent leurs vêtements au bout du cap11. Il en repart le 19 mars.
Depuis Saint-Jacques, il marche avec un pèlerin et son âne. Quand vient le confinement, craignant d'être rapatrié, il s'accroche à eux, se servant de l'âne complice12 comme d'un laissez-passer. L'autre s'est armé d'un bâton, sans doute à cause du sien. Esseulés en plein confinement, ils se disputent un matin, près de l'encoro da Fervenza : il a allumé un feu, et l'autre, qui en faisait pourtant avec lui quelques jours plus tôt, dit craindre que la fumée les fasse repérer. Il est assis, l'autre debout, menaçant ; il ferme les yeux et tend la joue. C'est là que le bâton le frappe, et les deux hommes se séparent ; il en porte encore la marque. « Si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre » (Matthieu 5, 39) : il l'avait déjà fait aux Saintes-Maries-de-la-Mer, en mai 2012, à l'approche du pèlerinage des gitans (24 et 25 mai), sur le terrain des gens du voyage, où il était le seul gadjo, refusait de déplacer son fourgon J5 du centre du terrain et était le seul à ne pas payer les 7 € par jour demandés. Des hommes l'y avaient menacé, non moins durement ; ces gitans, eux, ne l'avaient pas frappé. Ce coup le fait longtemps méditer sur l'orgueil et l'autorité : un enseignement « à la dure ». Il rebrousse chemin vers le Monte Pindo, l'« Olympe celte », puis gagne Muros par des chemins, routes et rues désertés, en plein confinement, seul, dans un paysage vidé de toute présence humaine : seule la Guardia Civil circule. Pour ne pas être tenté, il abandonne son téléphone en chemin, entre le Monte Pindo et Muros, le temps du confinement ; il ne retourne le chercher, au prix de plusieurs jours de marche, qu'à la fin, quand on peut de nouveau circuler. Avec la pandémie, son chemin se fait plus hésitant.
Portugal, 2020
Partie en cours d'écriture.
Au Portugal, où il passe à l'été 2020, la chaleur, un changement de chaussures, une ampoule et trop peu d'eau bue finissent par lui valoir une douleur à la hanche qui le freine. Début septembre, il arrive à Fátima. À Aljustrel, le hameau des trois petits bergers, il peint le Poço do Arneiro, le puits de la famille de Lúcia, où l'ange leur serait apparu en 1916 : des statues y figurent la vision des enfants13.
Il gagne ensuite Nazaré, réputée pour les plus grosses vagues du monde, et s'y arrête. Le 29 octobre 2020, sous la houle de l'ouragan Epsilon, il peint depuis la falaise la foule venue voir la mer : ce jour-là, l'Allemand Sebastian Steudtner y surfe une vague de 26,21 mètres, record du monde14. Il rentre en France début décembre 2020.
Notes
Cyril n'a jamais vu le film ; il en connaît l'intrigue par le tournage, où il était photographe de plateau, le document de travail découpant les scènes selon l'ordre du tournage et non celui du récit. Synopsis officiel du film : « Des enfants de 5 ans s'égarent dans la forêt après que leur maîtresse se soit évanouie en mangeant un fruit sauvage. Au détour du bois, ils rencontrent Tom le cancre, enfant fugueur de 14 ans, qui, perché en haut d'un chêne centenaire, leur propose un marché : il les ramènera à leurs parents s'ils désapprennent tout ce que l'école leur a appris… » (AlloCiné). ↩︎
Diourka Medveczky (György Medveczky, Budapest, 1930 - Saint-André-de-Valborgne, Gard, 2018), sculpteur et cinéaste d'origine hongroise. Picasso, rencontré à Vallauris, est son mécène en 1952-1953. Marié à Bernadette Lafont, il est le père de l'actrice Pauline Lafont. Il réalise Marie et le curé (1967), inspiré de l'affaire du curé d'Uruffe, puis Jeanne et la moto et Paul (1969), avant de quitter le cinéma pour une vie retirée à la campagne, dans le Calvados puis dans les Cévennes, en homme des bois, dans une maison de bois construite de ses mains près de la maison familiale des Lafont, à Saint-André-de-Valborgne. Chaque année, il venait aux Saintes-Maries et s'ensablait sur la plage de la réserve ; Cyril a cru comprendre qu'il y trouvait une cure de jouvence, à « pêcher » un bon samaritain pour l'en sortir, ou peut-être simplement une façon de rompre, un temps, son ermitage. Un documentaire lui est consacré : André S. Labarthe et Estelle Fredet, Diourka, à prendre ou à laisser (Rue Charlot Productions, 2012, 69 min). Sources : Estelle Bayon, « Diourka-Lafont », Critikat, 30 octobre 2012 (à propos du coffret DVD de ses trois films, Filmédia, 2012) ; fiche de Marie et le curé, Cinémathèque française ; Wikipédia. ↩︎
Victor Hugo, Les Feuilles d'automne, XIII (« Quot libras in duce summo ? »), 16 juillet 1829, dernière strophe (Wikisource). L'épigraphe, tirée de Juvénal, demande combien de livres pèse le plus grand capitaine, une fois réduit en cendres. ↩︎
Le village de Chanaleilles est à environ 500 m du GR 65 actuel, qui passe ensuite par le domaine du Sauvage avant la chapelle (Via Podiensis, étape Saugues - Le Sauvage). Le domaine du Sauvage et la chapelle Saint-Roch perpétuent le souvenir d'un ancien hôpital de pèlerins, confié aux Templiers puis à l'Hôtel-Dieu du Puy. La chapelle actuelle, en Lozère, a été reconstruite en 1901 après la destruction de la précédente par un cyclone, en 1897 (Wikipédia, Chanaleilles) ; la foudre et la date du 25 décembre, rapportées à Chanaleilles, ne sont pas confirmées par les sources consultées. ↩︎
Selon le calcul (relief du modèle numérique de terrain de l'IGN, éphémérides, confirmés par l'IMCCE), le soleil disparaît ce soir-là à 20 h 01 et la lune paraît vers 20 h 12 ; une réfraction exceptionnelle peut relever l'image d'un astre à l'horizon. Ce soir-là, l'air se refroidit de plus de trois degrés dans l'heure du coucher (réanalyse météorologique ERA5, Open-Meteo), et la jeune femme avec qui il marchera ensuite, qui bivouaque un peu plus bas, a froid cette nuit-là quand lui, dans le rocher, n'a pas froid : les signes d'une inversion de température, qui favorise ce phénomène. ↩︎
Bâton de comptage, sur lequel on enregistre un nombre par des coches. Les plus anciens connus sont des os entaillés du Paléolithique : l'os de Lebombo (Afrique du Sud, environ 43 000 ans), dont les vingt-neuf encoches font parfois penser à un calendrier lunaire, et l'os d'Ishango (Congo, environ 20 000 ans) (d'Errico et al., PNAS, 2012 ; BibNum). Instrument de comptabilité et de crédit, la taille a précédé la monnaie et en a tenu lieu. Chez le boulanger, le marchand et le client gardaient chacun une moitié du bâton (la taille et l'échantillon), entaillées ensemble à chaque livraison ; le Code civil de 1804 leur reconnaissait valeur de preuve (art. 1333) (Littré, « taille »). En Angleterre, l'Échiquier tint ses comptes et ses créances sur des tailles jusqu'en 1826 ; leur incinération, le 16 octobre 1834, provoqua l'incendie du palais de Westminster (UK Parliament). L'économiste Alfred Mitchell-Innes en tirait l'un de ses arguments pour montrer que la monnaie est d'abord une créance (« What is Money? », 1913), thèse reprise par David Graeber : le crédit a précédé la monnaie (Dette : 5 000 ans d'histoire, 2011). ↩︎
Cri d'encouragement des pèlerins de Compostelle, tiré du Dum pater familias, chant du Codex Calixtinus (XIIe siècle) : « E ultreia, e suseia, Deus aia nos » ; la forme « Deus adjuva nos » vient du Chant des pèlerins de Compostelle de Jean-Claude Bénazet (1989), qui l'a popularisé (Webcompostella). ↩︎
Titre donné par l'artiste. Vitrail en dalle de verre offert à la paroisse par le maître verrier Victor-Loup Deniau (1997 ou 2000), dans la chapelle Saint-Roch (1882), sur le GR 65 ; photographie publiée avec l'accord de sa famille (Atelier au cœur du vitrail, atelier Deniau). ↩︎
Relique de la Passion, attestée à Cahors depuis 1408, que la tradition identifie au « suaire qui avait entouré la tête de Jésus » (Jean 20, 7) ; plus présentée à la vénération des fidèles depuis 1960 (Narthex), elle l'est de nouveau du 14 avril au 8 décembre 2019, pour le jubilé des 900 ans de la cathédrale (sanctuaire de la Sainte Coiffe), puis lors de certaines fêtes, comme la semaine de Pâques 2021 (Medialot). ↩︎
Église romane (vers 1140), la seule d'Espagne dédiée à Marie Salomé, mère des apôtres Jacques et Jean. Sous son porche, à gauche de la porte, une Vierge enceinte du XVe siècle pose la main droite sur son ventre : une représentation rare, l'une des trois de Compostelle (Diario de Santiago). Une guide y voyait l'écho de rites de fécondité encore vivants en Galice, comme à A Lanzada, où les femmes s'allongent sur la « Cama da Santa », un lit de pierres près de l'ermitage, avant de recevoir neuf vagues sur le ventre (Turismo de Galicia). ↩︎
L'ermitage, en ruines, est lié selon la tradition à un culte du soleil (Ara Solis) et à des rites de fécondité ; les pèlerins y venaient au-delà de Compostelle (Xacopedia, Gronze). ↩︎
La complicité avec cet âne, Apache, au petit nom de Chico, plus grande, il faut l'avouer, qu'avec son maître, fera naître par la suite le projet de marcher en cette digne compagnie : en 2024, avec Bobo puis Archimède. ↩︎
Selon les Mémoires de sœur Lúcia, l'ange apparaît trois fois aux enfants en 1916 : deux fois à la Loca do Cabeço, une fois au puits de la maison de ses parents, à Aljustrel (Raízes de Fátima, « Visite à Aljustrel »). ↩︎
Record homologué par le Guinness World Records en 2022 : vague surfée de 26,21 m à la Praia do Norte, Nazaré, le 29 octobre 2020 (Guinness World Records). ↩︎
