<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Chemin de vie on Cyril Delacour · photographe</title><link>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/</link><description>Recent content in Chemin de vie on Cyril Delacour · photographe</description><generator>Hugo</generator><language>fr-FR</language><atom:link href="https://cyrild.fr/chemin-de-vie/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><item><title>Le photographe</title><link>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/le-photographe/</link><pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/le-photographe/</guid><description>&lt;h2 id="une-conception"&gt;Une conception&lt;/h2&gt;&#10;&lt;p&gt;Sur son premier site, en 2004&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; :&lt;/p&gt;&#10;&lt;blockquote&gt;&#10;&lt;p&gt;« J'utilise la couleur pour ce que font les gens, le noir et blanc pour ce qu'ils sont. »&#10;« Aller vers le modèle, le mettre en confiance, et saisir l'instant où il se livre sans masque. »&#10;« Photographies réalisées sans but sur le bord du chemin, lorsque j'y suis disponible et attentif. »&#10;« La beauté s'échappe d'un sourire, se pose sur un regard, une attitude. Elle est donnée à qui est attentif. »&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&#10;« Fonctionnant au coup de cœur, je suis passionné. […] J'essaye de porter une attention positive sur notre monde, comme une responsabilité. Touché par la simplicité et le naturel. »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Le bonheur d'être simplement là</title><link>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/le-bonheur-d-etre-simplement-la/</link><pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/le-bonheur-d-etre-simplement-la/</guid><description>&lt;figure&gt;&lt;div class="cadre"&gt;&lt;span class="biseau"&gt;&lt;span class="tirage"&gt;&lt;span class="image"&gt;&lt;a class="agrandir" href="bonheur.JPG" title="Agrandir"&gt;&lt;img src="bonheur.JPG" alt="Enfant seul assis au bord de la mer, menton posé sur les bras croisés, regard levé vers le haut avec un sourire doux, fond noir, lumière venant du haut, plage vide, en noir et blanc" loading="lazy"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;figcaption&gt;&lt;span class="titre"&gt;Le bonheur d&amp;#39;être simplement là - Notre Dame de Monts - juillet 1998&lt;/span&gt;&lt;span class="droits"&gt;&lt;a href="https://cyrild.fr/copyright/"&gt;© Cyril Delacour, CC BY-SA 4.0&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/figcaption&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/figure&gt;&lt;h2 id="limage"&gt;L'image&lt;/h2&gt;&#10;&lt;p&gt;Juillet 1998, lors de sa dernière saison comme photographe filmeur&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, sur un jeu pour enfants du bord de mer, à Notre-Dame-de-Monts (Vendée)&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Une enfant seule, le menton posé sur ses bras croisés, lève les yeux avec un sourire complice. Fond noir, lumière venant du haut, netteté sur les yeux. Une joie non posée, une présence entière à l'instant.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Anarchiste chrétien</title><link>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/anarchiste-chretien/</link><pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/anarchiste-chretien/</guid><description>&lt;blockquote&gt;&#10;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anarchiste par l'injustice, chrétien par refus du pouvoir, et plus encore par le cœur.&lt;/strong&gt; Anarchiste parce qu'il s'est insurgé contre une injustice et en a payé le prix. Chrétien parce que le pouvoir, comme l'a affirmé Louise Michel (&lt;a href="https://fr.wikisource.org/wiki/La_Commune_%28Michel%29/Texte_entier" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;em&gt;La Commune&lt;/em&gt;, 1898&lt;/a&gt;), est « maudit », et donc inhumain : il se met au service de Dieu plutôt qu'à celui d'un pouvoir. Chrétien plus encore par le cœur : sa foi est viscérale avant d'être une pensée.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>L'injustice</title><link>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/l-injustice/</link><pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/l-injustice/</guid><description>&lt;h2 id="le-tournage"&gt;Le tournage&lt;/h2&gt;&#10;&lt;figure&gt;&lt;div class="cadre"&gt;&lt;span class="biseau"&gt;&lt;span class="tirage"&gt;&lt;span class="image"&gt;&lt;a class="agrandir" href="cyril-delacour_mila-et-doudou_2011-07.jpg" title="Agrandir"&gt;&lt;img src="cyril-delacour_mila-et-doudou_2011-07.jpg" alt="Mila, 4 ans, en robe fleurie sur un sentier sous les arbres, serre son doudou contre elle et fait la moue" loading="lazy"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a class="filigrane" href="https://cyrild.fr/copyright/" aria-label="© Cyril Delacour : droits d'auteur"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;figcaption&gt;&lt;span class="titre"&gt;Mila et doudou - tournage de Tom le cancre, Saint-Montan - juillet 2011&lt;/span&gt;&lt;/figcaption&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/figure&gt;&lt;p&gt;L'injustice dont il parle commence en 2011, sur le tournage de &lt;em&gt;Tom le cancre&lt;/em&gt;. Cyril y est photographe de plateau, et sa fille, alors âgée de 4 ans, est la plus jeune actrice du film. Il saisit l'administration du travail, qui lui répond le 20 juin 2012 (DIRECCTE de Paris) : un tournage à finalité commerciale ne peut reposer sur le bénévolat, les acteurs et techniciens « auraient dû être payés », et l'emploi d'enfants exige une autorisation. Sur cet avis, il s'oppose par écrit, le 17 août 2012, à l'exploitation de l'image de son enfant&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Le film n'en circule pas moins : en 2013, il est présenté en compétition internationale au Festival international du film d'amour de Mons, en Belgique, et la télévision locale en diffuse des extraits où apparaît sa fille&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Le conflit se prolonge pendant des années, jusque devant le juge aux affaires familiales, et pèse sur son mariage. Cyril le raconte sur ses blogs et dans deux vidéos intitulées « L'insurrection d'un papa »&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Un militantisme de l'écrit</title><link>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/un-militantisme-de-l-ecrit/</link><pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/un-militantisme-de-l-ecrit/</guid><description>&lt;p&gt;Son militantisme ne passe pas par des manifestations ou l'adhésion à des groupes, mais par l'écrit (forums, blogs, Wikipédia) et par les discussions philosophiques qui le passionnent. Il y entre en résistance contre ce qu'il appelle les « moulins à vent » : des médias qui, nourris de blé, roulent le lecteur dans la farine&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Il se reconnaît volontiers en Don Quichotte, l'un des derniers chevaliers, qui se bat contre des moulins&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Ses textes les plus développés, écrits entre 2009 et 2012 sur les forums et dans les commentaires d'articles de Libération.fr, ont malheureusement disparu avec la suppression de ces espaces.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>L'argent, la dette, le don</title><link>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/l-argent-la-dette-le-don/</link><pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/l-argent-la-dette-le-don/</guid><description>&lt;h2 id="la-critique-de-largent"&gt;La critique de l'argent&lt;/h2&gt;&#10;&lt;p&gt;Sa pensée a pour fil rouge la &lt;strong&gt;critique de l'emprise de l'argent&lt;/strong&gt; : la création monétaire &lt;em&gt;ex nihilo&lt;/em&gt;, l'usure, la dette publique comme instrument d'asservissement, l'inversion des valeurs humaines autour de cette valeur symbolique.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;&lt;a class="vignette-texte" href="cyril-delacour_le-seigneur-est-roi_2015.jpg" title="Le Seigneur est Roi"&gt;&lt;img src="cyril-delacour_le-seigneur-est-roi_2015.jpg" alt="Galet gravé : un chrisme, le monogramme du Christ entre un alpha et un oméga minuscules, inscrit dans une fleur de lys" loading="lazy"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Un arbre ne vend pas ses fruits.&lt;/strong&gt; En 2012, ruiné par sa saison sur le tournage, il est arraché à Saint-Montan par un puissant coup de cœur : devant une croix de son village, ce cœur rayonnant dans une couronne d'épines. Il part dans l'heure, abandonnant presque tout, pour les Saintes-Maries-de-la-Mer, son premier pèlerinage (voir &lt;a href="https://cyrild.fr/chemin-de-vie/pelerinages/"&gt;Pèlerinages&lt;/a&gt;). En partant, ce dimanche matin, il lance au petit marché du village : « J'abandonne le peuple de la marchandise&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; » ; la phrase inquiète et fait jaser. En arrivant, il remet sa carte bancaire à la statue de sainte Sara. Il pratique l'&lt;strong&gt;anargyre&lt;/strong&gt;, un mot presque oublié qu'il n'apprendra que bien plus tard, et s'y obstine, refusant l'argent qu'on lui tend : il y reste quarante jours sans utiliser du tout d'argent et sans réserve de nourriture, à la manière des saints anargyres (« sans argent »), qui soignaient sans se faire payer. Au début, il fouille les poubelles pour se nourrir. Au milieu des commerces des Saintes-Maries, en colère contre les marchands du temple, il se sent alors comme Diogène, exilé au cœur de la cité, cherchant un homme sa lanterne à la main&lt;sup id="fnref:2"&gt;&lt;a href="#fn:2" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; : un alter ego qui ne soit pas soumis au totalitarisme marchand. « On est seul aussi chez les hommes », dit le serpent au Petit Prince&lt;sup id="fnref:3"&gt;&lt;a href="#fn:3" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Il donne des croquis et des galets qu'il sculpte, sans rien demander, en espérant qu'on lui offre à manger. Sur les galets, un chrisme dans une fleur de lys, entre un alpha et un oméga minuscules, comme sur sa médaille de baptême : le poisson, figure du Christ, et l'eau, symbole de l'Esprit. Le tout signifie « le Seigneur est Roi », et les gitanes des Saintes-Maries en reconnaissent le sens. Quand on insiste — la réponse est systématique : « mais il faut de l'argent pour vivre » —, il finit par répondre : « Un arbre ne vend pas ses fruits. » Les gens comprennent aussitôt ; certains lui font ses courses ou l'invitent à leur table ; un autre, Diourka Medveczky, lui paie un demi-plein de gazole pour qu'il puisse rejoindre sa fille : il n'utilise pas d'argent, mais d'autres le font pour lui. La lumière de sa lanterne, c'est celle de la charité. Assez vite, grâce à elle et aux rencontres, il prend confiance : nous ne sommes pas plus bêtes qu'un chien ou qu'un chat livré à lui-même, et il est possible de vivre dignement sans utiliser d'argent. « Il faut de l'argent pour vivre » n'est qu'une croyance : l'expérience et l'exemple la démentent. Ce mot « anargyre », il le découvrira dans un fascicule qu'un pèlerin lui donne : Saint-Côme-d'Olt, village du chemin de Compostelle, porte le nom de Côme, qui soignait avec son frère Damien sans se faire payer ; ces deux saints sont les patrons des médecins et des chirurgiens&lt;sup id="fnref:4"&gt;&lt;a href="#fn:4" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Pèlerinages</title><link>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/pelerinages/</link><pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/pelerinages/</guid><description>&lt;p&gt;Le pèlerinage est sa manière de prier avec le corps. Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, où la tradition provençale fait aborder les Maries, dont Marie-Madeleine, patronne de l'église de Saint-Montan, ses quarante jours ont le nombre du désert. Du Puy-en-Velay à Nazaré, il vit du donativo. En 2024, d'Oloron à Saint-Montan par Lourdes, avec ses ânes, il cherche à revenir à des valeurs « dignes du Saint-Esprit » face à un monde au service de Mammon. Sur ces chemins, il fait surtout l'expérience de la &lt;strong&gt;charité&lt;/strong&gt;, donnée et reçue : « un véritable baume au cœur, dit-il, ce qui me permet de garder confiance en l'humanité ». Saint Paul en fait la plus grande des vertus : « Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité » (1 Corinthiens 13, 13).&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Spiritualité</title><link>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/spiritualite/</link><pubDate>Mon, 01 Jan 0001 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://cyrild.fr/chemin-de-vie/spiritualite/</guid><description>&lt;h2 id="contempler-observer"&gt;Contempler, observer&lt;/h2&gt;&#10;&lt;p&gt;Ce qui le met en mouvement, c'est le désir de &lt;strong&gt;comprendre la nature humaine&lt;/strong&gt;. Ce désir naît d'un sentiment d'incompréhension qui, face aux normes, a fait de lui un anticonformiste. Cette nature, il la cherche à la fois dans la contemplation et dans l'introspection : se tenir là, attentif, et regarder ces deux réalités qui sont l'extériorité et l'intériorité.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;La photographie lui sert d'instrument, presque au sens scientifique : un microscope ou un télescope pour observer cette nature. Mais c'est aussi une &lt;strong&gt;expérience sociale&lt;/strong&gt; : on n'observe pas l'humain derrière une vitre, il faut aller vers lui. Or l'observation change l'observé : « dès que je me sens regardé par l'objectif, tout change : je me constitue en train de “poser” », écrit Roland Barthes (&lt;em&gt;La Chambre claire&lt;/em&gt;, 1980). Et la manière de regarder compte : c'est l'effet Pygmalion&lt;sup id="fnref:1"&gt;&lt;a href="#fn:1" class="footnote-ref" role="doc-noteref"&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. D'où sa manière : mettre le modèle en confiance et saisir l'instant où il se livre sans masque. L'instrument vise avec le cœur. « Le bonheur d'être simplement là » dit l'essentiel : être présent, disponible, attentif. Simone Weil a donné à cette attitude son sens spirituel : « L'attention, à son plus haut degré, est la même chose que la prière » (&lt;em&gt;La Pesanteur et la grâce&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;</description></item></channel></rss>